C'est dure de parler de soi. Enfin...Écrire sur soi. Les mots ne viennent pas aussi facilement qu'une bonne claque dans la figure. Ils s'embrouillent dans la tête, hésitent, puis convaincus, se laissent entrainés par un flot de pensées. Moi c'est un peu comme ça. Toujours à hésiter pour un rien. Toujours trop de questions dans la tête. C'est bien un défaut. Être toujours en doute de soi même. Avoir toujours peur. Peur de l'échec, peur de la solitude. Vous savez le genre de choses qui vous donnent comme une boule dans la gorge rien qui d'y penser. C'est simple, un silence et c'est l'angoisse. Certains sont claustrophobes, d'autres agoraphobes, moi j'ai la phobie du silence. Parce que dans le silence. On se retrouve confronté à ces propres soucis. Un peu comme dans le noir. On est seul. Seul avec le battements de notre c½ur. Et il bat beaucoup plus fort, rythmé par une panique soudaine. Se sentiment de vulnérabilité.. C'est tellement idiot.
Tout ça. Ça n'intéresse personne, pas vrai? Mais je m'en fiche. J'écris pour moi. J'ai envie d'être égoïste.
Au moins aujourd'hui.
Sinon ça va. Parce que elles* sont mes équilibres. Et je me dit qu'une vie sans elles* serait vraiment triste. C'est sûrement bête mais parfois je me dit qu'elles en savent plus sur moi que j'en sais moi même. Elles* sont toutes différentes pourtant, mais toutes sont essentielles et me donnent cette confiance jamais eu. Elles apportent à leurs manières un peu de bonheur. Avec leurs petits yeux pétillants, leur façon de vous rassurer. leurs mimiques, leurs histoires à mourir de rire. Leur présence.
Je ne suis pas malheureuse. Loin de là. Il me manque juste cette petite étincelle pour obtenir ce bonheur parfait. J'ai honte. Quand je compare mes propres problèmes à ceux d'autres personnes je me dit que c'est ridicule. Se plaindre souvent pour des petites broutilles dénués de sens. Je ne connais pas la faim ni l'abandon, ni... tous ces désastres qui détruisent des vies et qu'on s'imagine n'arriver qu'aux autres. C'est triste. Plus on grandit et plus les problèmes surviennent. C'est tellement désillusoire. Et tellement décevant. Alors on essaye de tout faire avec entrain, de garder en mémoires tous les bons moments passés, de gribouiller des formes colorées pour enjoliver des pensées, de connaitre l'ivresse des soirées, de ranger dans un placard toutes les idées noires et de sourire. Parce qu'une vie sans sourire. N'est rien.
Swannie